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« Modern Dog Magazine » Eté 2011

L’actrice Rose McGowan à propos de son histoire d’amour imprévue avec les
Boston Terriers

Par Mary-Jo Dionne , Merci à mon amie Th pour la traduction.
©Exclusive in rosemcgowanofficial.com. All rights reserved

Il y a un vieil adage qui dit un truc du genre : « Si tu veux faire rire Dieu, fais lui part de tes plans ». Que vous soyez croyant ou non, vous comprendrez l’idée. Nos intentions sont souvent rendues vaines par le destin –comme l’acte à priori insignifiant consistant à emprunter une route plutôt qu’une autre. Ou, dans le cas de l’actrice Rose McGowan qui, en choisissant simplement d’aller faire une course rapide dans un centre commercial de Los Angeles, est tombée sur la nouvelle amie qui aura fini par modifier sa façon d’appréhender la vie.
Célèbre pour avoir tenu le rôle de Paige Matthews dans la série à succès Charmed, ainsi que pour ses contributions au cinéma indépendant, particulièrement entant que cherry Darling dans le segment Planet Terror du film Grindhouse (Tarantino/Rodriguez), le nom de Rose McGowan a honoré les classements de « personnes les plus sexy » plus d’une fois. Et bien qu’elle ait connu une liaison romantique avec un musicien de renommée internationale, un réalisateur hollywoodien et un rédacteur en chef costaud du magazine Men’s Health, elle sera la première à avouer que l’amour de sa vie avait en réalité quatre pattes. Elle s’appelait Bug. Et le jour de leur rencontre ne fut autre que ce jour où Rose avait prévu un petit arrêt rapide au centre commercial.

Modern Dog : Vous êtes actuellement basée à Los Angeles, avec des allers-retours à New York. Mais je vois que vous êtes née à Florence, en Italie. Quand votre famille a-t-elle déménagé aux Etats-Unis ?
Rose McGowan : On est arrivé ici quand j’avais à peu près 9 ans. Le premier endroit où on a vécu a été le Colorado, qui est vraiment incroyable.
MD : Votre père est un artiste d’ascendance irlandaise et votre mère un écrivain d’ascendance française. Comment le fait d’avoir été élevée dans un environnement multiculturel par deux personnes probablement droites d’esprit vous a-t-il formé entant qu’interprète ?
RM : Eh bien, je n’avais aucune envie d’être artiste. Ou quoi que ce soit de freelance, d’ailleurs. Je me souviens, petite, m’être faite cette promesse. Je trouvais ça troublant, l’incertitude perpétuelle quant au prochain emploi. Je me suis fait la promesse que ça, ça ne serait pas ma vie. Et pourtant, me voilà aujourd’hui.
MD : Alors que vous avez fait la une de Seventeen, Maxim et FHM –sans mentionner Modern Dog-, l’une de vos apparences les plus précoces fut dans le Vogue Bambini italien. Quel âge aviez-vous lorsque vous avez atteint les pages du Vogue junior ?
RM : Je devais avoir dans les 5 ans. J’étais dans des pubs pour une marque pour enfants avec ma sœur Daisy, qui avait des boucles blondes et de grands yeux bleus. J’avais des cheveux sombres, qu’ils ont coupés. Ils m’ont mis en overall et m’ont fait lui tenir des fleurs. Donc j’étais le garçon. Ce qui m’agaçait au plus au point.
MD : Avez-vous toujours été une amie des bêtes ?
RM : Toujours. Elles ont absolument toujours fait parti de ma vie. Quand j’habitais en Oregon avec ma mère, elle avait des chats. Et j’organisais des courses de chatons. Rien qui ne leur eut été cruel ou douloureux. Le chat de ma mère, Miss Prickles, avait eu des petits. Alors je rassemblais les gosses du quartier pour émettre des paris, puis on faisait courir ces petits chatons jusqu’à la ligne d’arrivée.
MD : Voilà qui est plutôt industrieux, vraiment. De quand date votre passion pour les chiens ?
RM : Je me préparais à commencer le travail sur mon deuxième film il me semble. C’était la nuit juste avant le début du tournage. Et il se trouve que je passais près de cette animalerie terriblement déprimante au Beverly Centre. Dieu merci, cet endroit n’existe plus. Je pouvais voir cette chienne…ses yeux partaient dans des directions différentes. Ses petites pattes traversaient la cage. Elle était assise dans de l’urine. C’était horrible. Et avant d’avoir le temps de dire ouf, j’avais un Boston Terrier.
Je l’ai appelé Bug. Bug était l’amour de ma vie. Je sais que vous pouvez entendre le vacillement dans ma voix à cet instant, mais…Bug est morte il y a environ 5 mois. Je travaillais sur le nouveau film Conan the Barbarian et c’était très stressant. Je n’étais simplement pas sûre de savoir si elle allait survivre. Mais elle a encore tenu pendant 3 semaines après mon retour. Elle a presqu’atteint les 14 ans.
MD : Je suis vraiment désolée. Ca crève le cœur. Bug était-elle enfant unique ?
RM : Non, je lui ai trouvé Fester comme ami. En fait je l’ai eu au même endroit. J’ai fini par considérer ça comme une sorte de refuge pour animaux à haut prix. Et bien que Bug était celle qui avait tous ces horribles problèmes de santé, au bout du compte Fester est mort de façon assez inattendue. Il s’est avéré qu’il avait une tumeur au cerveau. J’aurais déplacé des montagnes pour le sauver. Pour les sauver tous les deux. C’est drôle…enfin, en fait, non, c’est pas drôle…mais j’ai dépensé bien au-delà de 250 000 dollars en opérations et procédures. J’achetais mon huile d’olive à 99 centimes, juste pour pouvoir payer les frais médicaux. Bug était aussi vraiment casse-cou. Elle était allergique aux abeilles, qu’elle essayait de poursuivre et d’attraper avec sa bouche, donc je devais toujours avoir un epipen sur moi.
MD : Qui sont vos enfants chien à présent ?
RM : Après la mort de Fester, j’ai adopté Happy, d’un refuge appelée Boston Brigade. Il s’appelait Colt, ce qui n’est en aucun cas un nom de Boston Terrier ! Je l’ai pris car je savais que Bug voulait mourir, et c’était comme si elle ne voulait pas me quitter sans être sûre qu’on prendrait soin de moi. Ca l’a apaisé, ou quelque chose comme ça.
La bonne nouvelle est que la ville de West Hollywood a un nouveau décret qui oblige les magasins animaliers à ne vendre que des animaux abandonnés. Et après le décès de Bug, Happy était vraiment déprimé. Je suis allée à ce super magasin, Spot, à La Cienega à LA. Et j’ai vu cette chose…on aurait dit un ewok, ou… Je ne sais même pas comment la décrire. Il s’est avéré qu’elle avait été le chien d’un collectionneur. Elle pesait moins d’un kilo et demi et il lui manquait 90% de sa fourrure. Elle avait tellement de puces qu’il ne lui restait plus de globules rouges, donc elle avait eu besoin de plusieurs transfusions sanguines. Tout est allé très vite et j’ai quitté le magasin avec ce mini Poméranien. Elle s’appelait Tina. Et que je sois maudite si je me transforme en actrice avec un chien qui rentre dans un sac-à-main et qui s’appelle Tina. Alors je l’ai rebaptisée Sasquatch. Elle pèse plus de 2 kilos et demi maintenant. Happy et elle forment une belle équipe.
MD  Vos chiens ont chacun une histoire étonnante. De quelle façon soutenez-vous la cause du secours aux animaux aujourd’hui ?
RM : Ca peut paraître étrange, mais je scionne le web à la recherche de chiens ayant besoin d’interventions à prix inabordable. Et j’aide autant que je peux. Donc je fais beaucoup de dons à la ASPCA. Je soutiens aussi beaucoup Boston Brigade et la Boston Terrier Rescue Network. Chaque année pour mon anniversaire, mes amis savent que lorsqu’ils viennent faire la fête, ils doivent tous les 20 ou 30 chacun me montrer un reçu qui prouve qu’ils ont fait un don à la Boston Terrier Rescue. C’est obligatoire. Même s’ils ne donnent que 5 dollars, chaque petit geste compte.
MD : Pouvez-vous nous dire pourquoi les Boston Terriers signifient tellement pour vous ?
RM : Tout a commencé avec Bug. Je suis devenue obsédée. De façon générale, les propriétaires de Boston Terriers sont obsédés. Des gens m’abordent régulièrement les larmes aux yeux quand ils me voient avec le miens. « Oh, ça me rappelle le Boston Terrier que j’avais enfant ». Ils sont vraiment le gentleman américain.
MD : Vous avez dit être « tombée dans la comédie ». C’est quoi, l’histoire ?
RM : J’étais descendue à LA pour me renseigner sur les universités. Je logeais chez un ami qui, comme on dit, avait une amie qui était un super producteur. Elle m’a dit qu’il y avait un réalisateur qui cherchait quelqu’un avec un look bien précis pour un projet sur lequel il bossait, et « t’es intéressée par la comédie ? ». Elle était très insistante. C’est drôle parce qu’en grandissant, j’avais eu ce gros coup de foudre pour Napoléon…
MD : Genre, vous aviez des posters de Napoléon sur vos murs, arrachés de Tiger Beat ?
RM : Ouais, pas très ordinaire comme béguin, mais oui, Napoléon. A l’époque, je rendais visite à mon ami à LA, j’essayais de mettre assez d’argent de côté pour partir en pèlerinage à Paris visiter le Château de Malmaison, où a vécu Joséphine. Alors je lui ai demandé : combien ? Et y avait pas de doute, prendre ce bouleau pouvais me faire aller à Paris. Après, je suis rentrée à Seattle, et on m’a dit que je devais aller à ce truc appelé Sundance, et je savais pas ce que c’était. J’avais été nominée pour un Independent Spirit Awards.
Tout s’est juste goupillé comme ça. Vous savez, contrairement à beaucoup d’acteurs, je suis née sans tout ce truc de « besoin vital d’être célèbre ». Mis à part le fait que j’ai un Poméranien qui rentre dans un sac à main, je rentre pas vraiment dans le cliché. Quand les gens me demandent comment faire pour percer dans le milieu, je peux leur dire honnêtement que j’en ai aucune idée.
MD : Qu’avez-vous appris en travaillant sur Le Dahlia Noir avec Brian De Palma, véritable légende du cinéma ?
RM : Lui et moi nous sommes très bien entendus. Je suis une fana de films classiques, et il était très animé quand on en parlait. C’est un homme très timide, beaucoup de réalisateurs le sont. Mais oui, j’avais envie de me prosterner devant lui tellement il est bon. C’était 4 jours de travail, et on a tourné en Bulgarie. Oui, beaucoup des scènes qui se passent dans le vieil Hollywood ont été tournées en Bulgarie.
MD : Vous avez eu une liaison avec un personnage très en vue, parfois controversé : Brian Warner, mieux connu comme le musicien Marylin Manson. Pouvez-vous nous donner une petite idée de la personne qu’il est sans maquillage et une fois les caméras éteintes ?
RM : C’est-à-dire tout le temps, quand il ne jouait pas son rôle. Vous savez, on aime qui on aime, et il a été la personne la plus intelligente et la plus drôle que j’ai jamais rencontré. Je l’ai su quand je l’ai entendu parler dans le couloir, une fois : « Fester, je suis ton nouveau beau-père ». On restait à la maison le soir, et je commandais de la jadéite en ligne de chez Martha Stewart pendant qu’il faisait de la peinture à l’eau. Il a fait plusieurs peintures des chiens que j’ai toujours.
MD : Que dites vous aux gens qui recherchent un nouveau chien sur le marché pour les inciter à en recueillir un plutôt qu’à en acheter ?
RM : Qu’un chien secouru vous aimera pour toujours. J’ai adopté Happy quand il avait 9 ans. Certes, le chagrin arrivera un peu plus tôt. L’idée que quelqu’un puisse avoir un chien et simplement le jeter après toutes ces années… Ca me mets tellement en colère quand les gens les traitent comme de vieux vêtements. Les cabots sont géniaux. Chaque race est géniale. Et presque chaque race a aussi sa propre association de protection.
MD : Il semblerait que vous ayez plusieurs projets intéressants à venir, avec la sortie de Conan le Barbare en 2011. Pouvez-vous nous en parler un petit peu ?
RM : Mon personnage s’appelle Marique. C’est mon 3e rôle à avoir été écrit à l’origine pour un homme. Par chance, ils l’ont changé en femme. Je pense que ça marche mieux comme ça. Steven Lang, d’Avatar, joue mon père dans le film, et on a rajouté pas mal de pathos au rôle. Le monde qui a été créé pour ce film est un monde fantastique, qui ne ressemble à rien de ce que j’ai pu voir. Je suis tellement surexcitée pour ce projet. Je me suis énormément amusée.
MD : Vous avez réussi à vous maintenir très occupée dans une industrie qui peut être inconstante. Vous vous laissez encore du temps pour les projets qui vous tiennent à cœur, comme le secours aux animaux. De quoi êtes vous le plus fière entant que femme aujourd’hui ?
RM : J’ai fait une pause pendant deux ans à cause d’une maladie grave dans la famille. Tellement de gens paniquent à l’idée de lever un peu le pied, de peur qu’on les oublie. La réalité c’est qu’on ne vit qu’une fois. Je reste fidèle à mes convictions, pour le meilleur ou pour le pire. Et je me bats pour le secours aux animaux abandonnés.

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