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La Vie en Ruffian: A Sit-Down With Rose McGowan

Merci à mon amie Th pour la traduction.
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Le charme et la beauté de Rose McGowan ne sont pas qu’extérieurs. De son premier rôle dans le culte The Doom Generation de Gregg Araki à Connan the Barbarian, son dernier blockbuster de l’été sorti au cinéma le 19 aout prochain, sa tessiture et sa capacité à jouer un vaste éventail de personnage sont stupéfiants. Elevée en Italie dans une secte chrétienne, émancipée de sa famille à l’âge de 15 ans et découverte comme star de cinéma peu après sur le sofa d’un ami, tels sont les ingrédients qui composent les légendes hollywoodiennes. Sans formation formelle –et ce de son propre aveu-, Rose mange, vit and respire ses personnages intuitivement et sans prétention avec un plein d’humanité éhontée. En plus de sa carrière active, elle trouve le temps de se battre pour diverses causes politiques, soutient les droits des animaux, est une ambassadrice du mariage homosexuel qui ne mâche pas ses mots. Nous avons eu la chance de passer un peu de temps avec elle lors de notre récente virée à Hollywood. C’était un mercredi après-midi ensoleillé, et Rose nous a accueilli dans sa suite au Chateau Marmont vêtue d’un peignoir élégant et arborant un rouge à lèvres rose. Des garçons d’hôtel apportaient une harde de Clutch et de sac à mains alors que nous entrions.
Rose: Ne portez jamais votre Clutch sous le bras. Ca vous grossit le bras –il faut qu’il ait une poignée. Celui-là est mignon mais je pense qu’il est trop petit.

Brian: Non, on peut y mettre un Blackberry. Voyons-voir…

Rose: Nan, on peut pas. Essayons en un autre. Mon ami de New York dit que c’est la meilleure facette de mon métier.

Brian: A propos de Blackberry, vous avez un chargeur? Le miens est mort.

Rose: Non, mais je peux en demander un à la réception. (téléphone à la réception) “Bonjour, avez-vous un chargeur pour un Blackberry? Quelle forme, petit ou gros?

Brian: C’est plutôt un rhombe.

Rose: Un rhomboïde?

Brian: En fait, mes rhomboïdes sont toujours vraiment douloureux.

Rose: Est-ce que vous dormez les bras en l’air? Il faut vous entraîner. J’avais le même problème.

Brian: C’est hilarant! Eh bien, vous êtes en super forme et votre peau est parfaite en personne. En parlant de ça, dîtes-nous quelque chose à propos de votre nouvelle ligne de soins pour la peau.

Rose: Eh bien, on m’a demandé de faire plusieurs campagnes pour le soin de la peau, qui exigeaient que je signe une clause de non compétition, alors j’ai décidé de faire ça moi-même avec ma tante. Elle est splendide! Les gens ne se rendent pas compte de la charge de travail phénoménal que ça représente.

Brian: Vous avez une peau si claire. Est-elle hypersensible au soleil ?

Rose: Elle est hypersensible à la vie. J’étais en Afghanistan et j’ai attrapé un coup de soleil terrible pour la première fois depuis mes 14 ans.

Claude: Que faisiez-vous en Afghanistan?

Rose: Je jouais pour les troupes dans le cadre de l’USO.

Claude: C’est vraiment génial. Quelle superbe tradition que celle des grandes dames qui ont fait cela. Je suis sûr que les garçons là-bas vous ont adorés !

Brian: Alors, quels sont vos secrets de soins de la peau?

Rose: Assez basique. Lavez-vous le visage sans frotter ni tirer ni toucher votre peau. Je suis allergique à toute eau qui n’est pas de Los Angeles. Je peux avoir affaire à de l’eau parfaitement propre d’une source de montagne et ma peau ne supportera pas. En fait je n’aime pas passer du temps à m’occuper de mes cheveux.. On le fait pour moi tous les 3 jours, et c’est pourquoi je suis très enthousiaste à propos de mon nouveau projet – je suis en fait partenaire d’un nouveau salon qui s’appelle DryBar.. C’est un concept fantastique et on ouvre à Los Angeles, Scottsdale, Dallas et le mois prochain à New York. C’est 40 dollars pour un blowout, et c’est ce qui peut me rapprocher au maximum d’un mec qui n’a pas à s’en faire.

Claude: Les gens vous comparent toujours aux grandes stars du grand écran. Vous en inspirez-vous lorsque vous vous préparez pour un rôle ?

Rose: Absolument. Il y a un film que j’ai fait intitulé Jawbreaker. J’ai tiré mon inspiration d’un personnage que joue Gene Tierney dans Leave Her to Heaven. Dans le film, elle est à l’apogée de sa beauté. Elle interprète une sociopathe qui se débarrasse de tout le monde dans la vie de son petit ami. Elle finit par pousser l’enfant de celui-ci dans une chaise roulante du haut d’une montagne. Quand son amant lui demande pourquoi elle a fait ça, elle répond, totalement inexpressive, “Mais très cher, je pensais qu’on avait besoin de plus de temps ensemble”. Quand les acteurs jouent souvent des rôles de méchant, ils ne s’engagent pas réellement à relever le défi, parce qu’ils veulent que le public les aime.

Brian: On adore votre émission sur TCM.

Rose: Est-ce que j’ai l’impression d’être née à la mauvaise époque? Peut-être aurais-je eu mon heure de gloire dans les années 30, 40 et 50 ? Oui. Ceci-dit, je ne vais pas me présenter comme une actrice d’époque du grand écran. Je suis allée sur TMC d’abord entant qu’invitée de la programmation. Vous choisissez 10 films et ils les réduisent à 4. The Night of the Hunter était mon premier. Un autre que j’adore est A Place in the Sun. C’est le film qui a fait d’Elizabeth Taylor une amoureuse de son métier. Je pensais que c’était mon destin de la rencontrer, mais je suppose que non.

Claude: Préférez-vous jouer une sociopathe ou une gentille fille?

Rose: Trop gentille c’est terne. Il faut un peu de pathos pour rendre une chose intéressante. Quand je joue un personnage qui ment, le spectateur doit savoir que je mens, mais il faut quand-même que ça fasse assez vrai pour que l’autre personnage ne sache pas que je mens. Le truc, c’est que contrairement au théâtre, dans un film la camera est proche et serrée sur votre visage. Un minuscule mouvement de l’œil peut être éloquent bien qu’il soit petit. J’essaye de ne pas trop penser au processus. La vie non examinée. Je ne suis pas une adepte de La Méthode — je trouve que ça a l’air ridicule quand les acteurs parlent de leur procédé de préparation. Je n’aime même pas me considérer comme une actrice. En fait, j’ai été retenue en Roumanie parce que j’ai écrit “étudiant” sur mon visa d’immigration.

Brian: Vous devriez peut-être simplement écrire “comédienne”! On vous a adoré dans Charmed. C’était une superbe expérience postmoderne pour vous, tout à fait en avance sur votre temps par rapport à la vague d’actrices de cinéma qui font des choses provocantes et intéressantes à la télé. Parlez-nous en un peu !

Rose: Aaron Spelling m’a appelé et m’a proposé le rôle dans Charmed alors que je tournais un film en Roumanie. Je me suis mise à rigoler et j’ai raccroché. “Aaron Spelling de Dynasty? Il ne m’apellerait jamais.” Et ensuite il a rappelé et j’ai réalisé que c’était lui. On ne m’avait jamais proposé de faire de série télé auparavant. J’ai pensé à quel point ça serait marrant de participer à quelque chose de si populaire. A cette époque, la série avait déjà un gros succès. Je pensais que je serais dans mon propre projet artistique. Eh bien, les 4 épisodes se sont transformés en 5 années, et mon projet artistique en menottes dorées. C’est à peine si je pouvais passer du temps avec mes chiens, ma famille, mes amis… Et je pensais pouvoir faire des films pendant les breaks, mais j’étais trop épuisée.

Brian: Alors qui compte-on parmi vos actrices préférées?

Rose: Barbara Stanwyck est ma préférée. C’était une accro du travail. Parfois je voudrais qu’on en soit encore au temps du studio système, parce que c’étaient surtout les expressions du visage qui comptaient ! A propos de ça, une de mes autres actrices préférée est Bette Davis. Ce qui me rappelle une anecdote sympa. Lorsque Johnny Carson a demandé à Ms. Davis pendant un interview si elle avait un conseil à donner aux jeunes actrices arrivant à Hollywood, elle a dit: “Emprunter Fountain, » la rue à LA qui a le moins de traffic.

Claude: Vous êtes connue pour votre sens incroyable de la mode et vos finitions sophistiquées. Ca demande beaucoup de travail?

Rose: Etre soignée et avoir l’air présentable, c’est une armure. Je vois des gens se balader en jogging ou en survêt et je pense que moi, ça me rendrait vulnérable. Même si je ne suis pas maquillée aujourd’hui, j’ai mis du lipstick. A New York, les paparazzi vous prennent quand vous sortez de votre séance de sport en baskettes. Je pense qu’il y a du positif dans le sentiment de honte. C’est comme quand quelqu’un crache dans la rue, et je me dis “mais il a pas honte?” Ca maintient la cohésion sociale. Ayez de la classe, ayez honte !

Brian: Dites nous ce que vous voudriez faire quand vous serez grande, et parlez-nous de votre famille.

Rose: Je veux être médecin légiste. L’une de mes sœurs est professeur d’histoire de l’art, l’autre est ingénieur en aéronautique, mon frère est dans la médicine, et mon petit frère est en Afghanistan. Comme vous le savez, j’ai grandi dans une communauté religieuse et par chance, nous étions basés en Italie.

Claude: Vous avez appris à cuisiner, en Italie?

Rose: Je fais du pain parce que c’est précis. Les gens qui cuisinent n’aiment pas faire du pain, et vice versa. J’aime pas manipuler les matières crues, alors faire du pain est plus plaisant. »

Rose: Edward Hopper. Il comprend tout à fait la solitude et l’isolement. Une de mes amies a travaillé sur l’exposition sur Hopper au Whitney, et l’une des choses les plus géniales que j’ai pu faire a été d’y être toute seule la nuit d’avant l’ouverture. Je me souviens avoir été à un 7-Eleven une fois -c’était pendant une période assez difficile pour moi-, et à ce moment précis, le vendeur m’a regardé et a dit “Vous devez vous sentir comme la personne la plus chanceuse du monde !” Le travail de Hopper montre extrêmement bien les disparités entre intérieur et extérieur, comme à ce moment précis. J’ai beaucoup de périodes de blues, alors je peux m’identifier à son travail.

Claude: Et qu’en est-il de Betty Boop?

Rose: C’est une fausse bande annonce pour un film biographique qui n’existe pas. C’était vraiment amusant! Je dirai rarement que j’aime mon travail, mais j’en suis vraiment fière! Mon père avait l’habitude de regarder Betty Boop, et c’était super de travailler avec Billy Zane.

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